• Le 12 mars 2020

Stiven Morvan, élève ingénieur en 5ème année, spécialité informatique


Stiven MorvanJe m’appelle Stiven Morvan, j’ai 22 ans et je viens du Finistère. J’ai fait des études en informatique qui m’ont mené à Quimper, à Vannes et maintenant à Nantes ou je suis en dernière année du cycle ingénieur à Polytech Nantes.

Quel choix de formation avez-vous fait après votre BAC ?

Après avoir obtenu un bac STI2D option SIN (Système d’Information et Numérique) au lycée Likès à Quimper, j’ai décidé de poursuivre en DUT informatique à l’IUT de Vannes car l’informatique et les nouvelles technologies m’intéressaient particulièrement. Cette formation m’a permis de travailler sur des projets qui englobaient plein de matières différentes, que ce soit la conception de systèmes, la programmation, le réseau, etc. C’était très varié et intéressant.


Pourquoi avoir choisi une école d’ingénieurs après votre DUT ?

Pour de nombreuses raisons : la polyvalence, la pluralité des disciplines, les nombreux projets sur lesquels on travaille. Mais également la vie étudiante aussi qui est active dans les écoles d’ingénieurs et un réseau d’alumni qui est important.


Quels conseils donneriez-vous aux élèves qui viennent, comme vous, d’un BAC STI2D ?

Je pense que l’importance est de trouver vraiment ce qui nous passionne. Une fois qu’on a trouvé sa voie, c’est beaucoup plus simple de réussir, d’atteindre ses objectifs et de s’épanouir.

Il ne faut pas se dire non plus qu’une fois qu’on est dans un cursus universitaire, c’est un parcours linéaire, ce n’est vraiment pas le cas. Il ne faut pas hésiter à évaluer d’autres possibilités quand ça ne nous plaît pas.


Quels stages avez-vous effectués pendant votre cursus ?

J’ai effectué 3 stages en tout : en DUT dans un laboratoire de recherche, en troisième année de la formation ingénieur dans une start’up (Car-expresso), et en quatrième année de la formation ingénieur chez Google en Suisse. Pour ce stage de 4 mois, je voulais à tout prix aller dans une grande entreprise d’informatique. J’ai passé énormément de temps à candidater auprès de nombreuses entreprises. J’ai dû faire plus de 150 candidatures. Après des mois de refus, j'ai finalement été contacté par Facebook et Google. J’ai passé des entretiens et j’ai obtenu un stage avec Google que j’ai effectué à Zurich.


C’est vous qui avez choisi de faire votre stage à Zurich ?

Lorsque l’on est sélectionné parmi le grand nombre de candidatures à Google, on remplit un formulaire où on indique ce que l’on aime comme projet, quel produit de Google on préfère et dans quelle ville on aimerait travailler. J’avais indiqué que j’adorais Google Maps. Une équipe m’a proposé de travailler sur l’application mobile IOS à Zurich. La programmation mobile c’était quelque chose que je n’avais jamais fait avant.

C’était un stage vraiment intense parce qu’il y avait beaucoup de choses nouvelles à apprendre, comprendre et maîtriser.


De plus il y avait beaucoup d’événements et d’ingénieurs passionnant avec qui discuter. Dans les bureaux de Zurich, il y a 3500 employés et 70 nationalités différentes. Il y a des gens qui viennent de tous les pays, de tous les horizons, donc c’était très enrichissant de pouvoir passer du temps et débattre avec eux.


Avez-vous découvert de nouvelles méthodes de travail ?

Oui, chaque équipe a une façon différente de travailler même si les procédures se ressemblent. Google Maps est un produit qui essaye de tendre vers l’excellence en terme d’expérience utilisateur, le processus de création de nouvelles fonctionnalité est assez complexe pour être sûr de leur pertinences. C’est une application utilisée quotidiennement par des centaines de millions de personnes, donc il vaut mieux minimiser les bugs également!

Par exemple pour ajouter du code, il doit être examiné par d’autres ingénieurs expérimentés, c’est le processus que l’on appelle de « code review », il faut que plusieurs personnes aient vérifié le code en plus de la personne qui l’a écrit pour l’intégrer à la codebase. Dans ce processus, j’ai pu travailler avec de nombreux ingénieurs, notamment avec certains de la Sillicon Valley à distance car il n’y avait pas toujours les compétences disponibles à Zurich.


Au-delà des missions, pouvez-vous nous parler de la vie dans l'entreprise ?

Dans les locaux, il y a de nombreuses salles assez uniques. Il y a des restaurants gratuits avec différentes spécialités où l’on peut manger ou prendre un repas à emporter le midi et le soir. Il y a des dizaines de micro-kitchens thématisé et décorée, ce sont des cuisines qui se trouvent toujours à moins de 50 mètres de chaque personne où on peut prendre de la nourriture et des boissons à tout moment.

On trouve aussi des Nap Rooms, des zones où l’on peut dormir, dont certaines sont vraiment magnifiques. Par example, il y en a une ou les sofas font face à des aquariums. Il y a aussi des salles de jeux, des cours de cuisine, des salles de sports, et même des murs d’escalades. Il y a également beaucoup d’évènements organisés par Google, notamment pour les stagiaires, comme des soirées bowlings, du mini-golf, du paddling... Nous étions beaucoup de stagiaires, environ 200 à Zurich, il y avait une très bonne ambiance.

Google Zurich  Desserts Google  Salle réunion Google   Restaurant Google


QG Google

Savez-vous sur quoi vous travaillerez lors de votre prochain stage chez Google ?

Pour mon dernier stage, en cinquième année de la formation ingénieur (5 mois, de mars à juillet), je pars à Moutain view au QG de Google au cœur de la Silicon Valley en Californie. Je serai dans une équipe qui fait du « machine learning », de l’intelligence artificielle dans un contexte de cyber-sécurité, pour détecter des attaques sur des produits de Google notamment.



Quels sont vos projets professionnels après votre diplôme ?

Je ne sais pas encore précisément. J’ai envie de faire beaucoup de choses, donc je verrai les opportunités qui se présenteront dans les prochains mois. Mon objectif serait de travailler aux États-Unis, d’avoir un CDI là-bas en tant qu’ingénieur logiciel. Et pourquoi pas chez Google ? C’était mon rêve il y a quelques années donc, oui clairement ça m’intéresserait.


Dans 10 ans, vous vous voyez où ?

C’est encore plus dur de se projeter dans 10 ans ! Peut-être toujours aux États-Unis ou dans une mégalopole asiatique comme Singapour ou Tokyo. J’essaierai d’être là où je serai le plus utile. Donc à voir selon les opportunités qui s’offriront …


Et pour finir, votre meilleur souvenir à Polytech Nantes ?

J’en ai deux particulièrement : le « PolyHashcode », en 3ème année, une compétition où l’on doit trouver un algorithme qui répond de la meilleure façon à une problématique.

J’ai beaucoup aimé également le projet « iCreate », un projet en 4ème année, qui fait intervenir des étudiants designers et informaticiens. L’aspect pluridisciplinaire et la liberté de création étaient vraiment très sympas.

En fait j’adore les projets, j’aime bien étudier une technologie dans laquelle je n’ai aucune compétence, me voir évoluer et voir le projet évoluer en même temps. Voir ce que l’on a bâti avec nos propres mains, je trouve ça super passionnant !



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