POLYTECH NANTES INFOS
N°15 - OCTOBRE 2013

Sébastien Le Nours, enseignant-chercheur à Polytech Nantes au sein du département Électronique et Technologies Numériques a effectué un Congé pour Recherche ou Conversion Thématique (CRCT) en Australie. Au cours d'une interview, il nous a livré son retour sur son expérience.



Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis ingénieur en électronique diplômé de l'ISEN et docteur de l'INSA de Rennes. Depuis 2004 je suis enseignant-chercheur à Polytech Nantes au sein du département Électronique et Technologies Numériques. Mes activités d'enseignement et de recherche concernent la conception des systèmes embarqués. J'effectue des travaux de recherche au sein de l'Institut d'Electronique et des Télécommunications de Rennes (IETR).

Où êtes-vous parti à l'étranger ? Pour quel projet ? Décrivez-nous votre séjour à l'étranger.

Au cours de l'année universitaire 2012-2013, j'ai effectué mes recherches au sein de l'université du Queensland, à Brisbane en Australie. Mes travaux de recherche antérieurs m'avaient permis de rentrer en contact avec différents chercheurs de cette université. J'ai ainsi saisi l'opportunité d'effectuer un séjour de longue durée afin de pouvoir travailler en collaboration directe avec ces personnes sur un projet de recherche précis. Ce projet portait sur la définition de méthodes innovantes en vue d'améliorer les processus de conception et de simulation des architectures matérielles et logicielles des systèmes embarqués. Au sein de l'université du Queensland j'ai reçu un accueil très chaleureux et j'ai pu avoir de nombreux échanges fructueux avec des chercheurs très enthousiastes. Le cadre est également très agréable : le campus de l'université est somptueux !

Pourquoi avez-vous décidé de partir ?

Après huit années passées au sein de Polytech Nantes, il m'apparaissait intéressant de compléter mes connaissances par une expérience de longue durée au sein d'une université étrangère. L'université du Queensland est l'une des universités les plus cotées en Australie ainsi qu'en Asie. Elle se montre très dynamique afin d'accueillir au mieux de nombreux étudiants internationaux. C'était également l'occasion de découvrir de nouvelles pratiques de recherche et d'enseignement ainsi qu'une culture différente.



Quel est votre souvenir le plus marquant ?

Au-delà des aspects professionnels, une telle expérience permet de découvrir le pays d'accueil, enfin un tout petit bout compte tenu de l'immensité de l'Australie. Parmi les lieux visités, le survol de la barrière de corail restera un moment fort : des ilots de corail  à perte de vue, une mer bleue transparente, superbe ! Par ailleurs, j'ai énormément apprécié le mode de pensées australien, très volontaire et pragmatique. Si je devais évoquer un aspect pour le moins surprenant, en venant de France on ne peut être qu'étonné par le régime alimentaire australien, typique des pays anglo-saxons. Mais on arrive à s'adapter même à cela !

Quels sont les apports pour vous, pour le labo, pour l'École ?

A titre personnel les apports sont nombreux. Le projet de recherche mené a permis d'aboutir à des propositions originales, valorisées par des publications. Les échanges avec les chercheurs australiens permettent d'envisager de nouveaux projets de recherche. Sur place, il m'a été possible de faire connaître Polytech Nantes et les contacts établis pourront s'avérer très utiles pour aider des étudiants à trouver des stages d'étude.

Avez-vous des conseils à donner à ceux qui seraient tentés par l'expérience ?

Que ce soit pour des enseignants-chercheurs ou des étudiants un séjour en Australie est une expérience extrêmement enrichissante et permet de découvrir de nouveaux modes de fonctionnement dans des environnements très différents de ceux que l'on peut connaître en France. Il ne faut donc pas hésiter à mener de tels projets. 



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Lettre d'informations n°15