POLYTECH NANTES INFOS
N°17 - Juin 2014

Focus sur Antoine Amossé, diplômé en "Système Électroniques et Informatique Industrielle - promotion 2008

Après avoir effectué un DUT en Mesures Physiques à l'IUT de Saint-Nazaire, j'ai intégré Polytech Nantes en Systèmes Électroniques et Informatique Industrielle (actuellement ETN). Grâce à mon stage de seconde année, j'ai pu découvrir le Canada, pays que je souhaitais mieux connaître. J'y ai, entre autre, développé une carte électronique communiquant avec un système RFID. Ayant apprécié ce pays, j'ai décidé d'effectuer mon stage de fin d'études à Ottawa où j'ai pu pratiquer le Hockey sur glace après deux ans de pratique du roller hockey à Polytech Nantes !

J'ai complété ma formation en obtenant une maîtrise de recherche. Ce n'est que plus tard que j'ai réalisé l'importance de ce diplôme, surtout à l'étranger. En effet, au Québec, une maîtrise a plus de valeur qu'un bac en Génie (niveau licence), nécessaire pour devenir ingénieur ici. Alors, il est important de mettre ce diplôme plus en valeur que l'autre, même s'ils demeurent équivalents en France.

Une fois mon diplôme d'ingénieur en poche et ne souhaitant pas retourner travailler en France, j'ai réalisé un V.I.E à Montréal. Il s'agit d'un Volontariat International à l'Étranger, autrement dit travailler dans une compagnie française à l'étranger en accord avec le ministère de la défense. Il n'y a pas de différence entre ce type d'emploi et un job sur le sol français, hormis le fait que vous êtes à l'étranger, indemnisés par l'État français, que vous gardez votre couverture sociale française et que les papiers d'immigration sont nettement moins compliqués. En bref, le V.I.E. permet d'acquérir de l'expérience du point de vue culturel, personnel et professionnel.

Pour ma part, j'ai profité de ces deux années pour faire ma demande de résidence permanente, afin d'être reconnu comme immigrant permanent au Canada. Professionnellement, j'ai pu travailler dans le domaine qui m'intéressait depuis très longtemps, celui de l'aéronautique. Engagé en tant qu'ingénieur en validation de système critique pendant 2 ans et demi, j'ai pu acquérir une expertise en technique d'essai, en analyses mécanique des moteurs d'avion et hélicoptère tout en me perfectionnant en informatique industrielle avec la maintenance et la mise à jour des bancs d'essai. Ça été une expérience plus qu'enrichissante.

Après 2 ans et demi, j'ai quitté cet emploi pour un autre relativement différent. Je changeais non seulement de cadre de vie, mais également de cadre d'emploi. De la ville et des congestions, à la mer et la montagne, me voilà maintenant à Gaspé, sur la péninsule gaspésienne, à 1000 km de Montréal. En tant que technicien en instrumentation et contrôle, je travaille dans le secteur des éoliennes et des tours météorologiques, accessibles seulement en pick up ou véhicule à chenille en fonction de la saison. Disposant de multiples infrastructures, le TechnoCentre éolien est une OBNL dont la mission est la recherche appliquée à l'éolien en climat nordique et terrain complexe.

Je travaille sur des infrastructures de différents types :

  • Des mâts météorologiques pouvant aller jusqu'à 126m de haut
  • Des éoliennes de puissance 2MW à 80m
  • Des éoliennes de petite puissance de 25kW faisant partie d'un micro-réseau (couplage éolien, génératrice diesel et stockage à air comprimé)

Mon emploi actuel est un travail à la fois intellectuel et physique et se décompose en trois étapes : la planification dans mon bureau, la préparation en atelier et l'installation sur le terrain. Il y a une parfaite symbiose entre le travail de bureau et de terrain, et c'est ce qui me plait. De plus, mon champ d'expertise est grand : mécanique d'éolienne, réseau électrique de haute puissance, électronique industrielle, instrumentation et acquisition informatique. Je n'aurais jamais pensé couvrir autant de domaines différents dans un seul et même job !

Pour finir, je dirai que les conditions dans lesquelles je travaille sont idéales ! J'habite Rivière-au-Renard, un petit village de pêcheur de 2000 habitants, au bord de mer. Toute une région qui offre une quantité d'activités de plein air. La qualité de vie y est excellente, les gens se respectent, se disent bonjour, l'air est pur et le stress absent.

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Lettre d'informations n°17